L’Asie en 2017 - Lettre Jacques Coeur n°15

Synthèse : une économie en croissance continue

• Selon Yasuyuki Sawada, économiste en chef de la Banque asiatique de développement, « l’Asie en développement (donc, hors Japon) continue de tirer l’économie globale même si la région s’ajuste à une économie chinoise plus tournée vers le marché intérieur et des risques globaux qui se profilent » (dernier rapport de la BAD, Manille, 6 avril 2017)
• L’expansion continue explique que l’Asie en développement contribue à plus de 60% de la croissance mondiale
• Le PNB régional va croître de 5,7% en 2017 et en 2018, contre 5,8% en 2016 ; ces chiffres combinent une croissance chinoise un peu moins soutenue et une croissance vive partorur ailleurs
• La Chine et l’Inde représentent près de 70% du PNB de la région Asie
• L’Asie en développement compte pour 51% des 3600 nouveaux projets d’investissement industriel (domestiques et issus de FDI) annoncés en 2016 (et recensés par Trendeo) et 44% des investissements
• Et dans cet élan, l’Inde s’impose comme leader mondial pour les nouveaux investissements industriels.
• Les institutions internationales (FMI, BM) et régionales (BAD) sont donc unanimes sur la solidité de la croissance asiatique, dans un contexte mondial plus favorable, avec une reprise stable et de large assise (cf FT Brookings index, 17 avril 2017).
TIGER : Tracking Indexes for the Global Economic Recovery, by Eswar Prasad and Karim Foda
April, 2017, this data is part of a larger Brookings interactive map measuring economic recovery across twenty countries.
L’Asie en développement connaît une croissance forte qui contraste avec des performances moindres dans les grandes économies industrielles. Des décennies de croissance rapide ont permis le passage d’une situation de bas revenus à celle de revenus moyens. La poursuite de cet élan vers de plus hauts revenus dépendra d’une amélioration de la productivité, dont les trois piliers sont : l’innovation, le capital humain et les infrastructures. Ils seront renforcés par les politiques et les institutions. L’accès à un statut de région à haut revenu est possible et le passé (track record) indique que cet objectif est accessible. Source : BAD, Outlook, mars 2017

CHINE 2017 - 2025 : la stratégie du « Remaking China »

Croissance selon le FMI en 2017 : 6,2%

Chiffres officiels revus à la hausse pour 2017 dans le contexte du 19ème Congrès du PCC en novembre 2017 : consolidation du pouvoir du Président Xi Jinping, en vue d’une deuxième mandat.

6,8% en Q1 2017 avec des objectifs autour de 6,5% (Mao Shenyong, BNS : poussée industrielle et services ; exportations = 4,2% du PNB). Croissance poussée par l’investissement public dans les infrastructures + 23%, l’immobilier et l’accès au crédit.

Depuis son entrée dans l’OMC en 2001, la Chine est devenue en une quinzaine d’années la deuxième économie au monde, derrière les États-Unis, le 1er exportateur mondial et le 1er détenteur de réserves de change. Les entreprises chinoises sont désormais des acteurs de premier plan dans de nombreux secteurs : l’électronique, le matériel ferroviaire, les énergies solaire et éolienne. La profondeur de son marché structure déjà l’offre mondiale dans de nombreux  domaines (l’automobile ou le nucléaire).

Le pays demeure toutefois marqué par des déséquilibres importants : fort endettement des entreprises publiques (SOE), écarts de revenus entre les habitants, écarts de développement entre les provinces (notamment entre les zones côtières et l’intérieur du pays), problèmes environnementaux (pollution de l’eau, de l’air, des sols). Le 13ème plan quinquennal (2016-2020) a fixé les objectifs d’une résorption de ces déséquilibres à moyen terme en se fondant sur un nouveau modèle de développement qualifié d’« innovant, coordonné, vert, ouvert et partagé ». (source : Direction du Trésor et Ambassade de G-France en Chine)

Le développement des Nouvelles Routes de la Soie (« une ceinture, une route » en chinois) annoncées par Xi Jinping en 2013 structure une politique offensive d’internationalisation des entreprises chinoises et d’activation ou de réactivation de routes commerciales au départ de la Chine en direction des autres régions d’Asie, de l’Afrique et de l’Europe. Les ambitions du gouvernement chinois concernant cette stratégie sont très élevées et les moyens mobilisés, notamment financiers, sont considérables.  

 

Remaking China: Made in China 2025

Pékin a arrêté un objectif ambitieux d’autosuffisance dans une large gamme de technologies allant des semi-conducteurs à l’intelligence artificielle et à la robotique d’ici 2025. Le pays dépose 2 300 000 brevets chaque année et s’est engagé sur la voie de l’innovation. Il considère que le domaine des nouvelles technologies comme stratégique. La cybersécurité est un axe de développement capital du 13e plan quinquennal du parti communiste chinois (PCC). « Il n’y aura pas de sécurité nationale sans cyber sécurité » clame le président Chinois Mr Xi Jinping. Des champions nationaux tels que Baidu, Alibaba et de Tencent (BAT) participent activement à la montée en gamme et à la créativité d’un nouvel écosystème numérique chinois.

« Science et technologie, champs de bataille principaux de l’économie » (selon le président Xi)

10 technologies dans le radar : biopharmacie, IT, spatial et aéronautique, équipements ferroviaires, équipements énergétiques, nouveaux matériaux, équipements agricoles, robots et machines-outils automatiques, véhicules à énergie nouvelle, équipements de transport maritime

Objectifs et moyens

Programme d‘importation de 10.000 talents (physique) : State-backed schemes, notably Qianren Jihua or Thousand Talents

A l’origine, plans de modernisation de l’armée et de la marine

Ne pas dépendre de l’extérieur : maîtriser ses technologies

Disposer des piliers de la puissance : technologie, économie et  souveraineté

Baidu, Alibaba et Tencent suivent Google, eBAy et Facebook ; créer champions nationaux dans les semi-conducteurs

Imiter le plan allemand : industrie 4.0

110 mds$ en fusions-acquisitions dans les technologies (selon Dealogic)

150 mds investis dans les semi-conducteurs depuis 2014

Objectif de 70% de contenu national dans les composants en 2025 (en 2017 : entre 0 et 30%)

Un écosystème très dynamique Fierté de tout le pays, l’écosystème high tech de Beijing, Zhongguancun, s’est construit autour de Beijing University et Qinghua (l’équivalent de l’école Polytechnique en France). Ce dernier est composé de 240 instituts de recherche publics, 45 centres de R&D privés (Google, IBM, Motorola, Toshiba…) et près de 19000 entreprises ! L’équivalent de 20 fois les pôles français de compétitivité.

Source FT 22 3 2017

 

INDE «SKILL INDIA, MAKE IN INDIA» et INDIA 2030

Le quotidien économique Les Echos titrait le 3 mai 2017 sur « l’armée de l’Inde à la conquête du monde » en insistant sur la croissance « stratosphérique de ce pays » et des ambitions internationales « à la chinoise » des grands groupes familiaux (70%).

Citons Wipro (SSII), Infosys (SSII), Tata, Ambani, Bharat (forge), Godrej (chimie), IndiGo (aérien), Sun (génériques + Ranxaby)

Signalons également une nouvelle génération de start-ups et « venture capitalists » (services, télécoms, IA)

L’Inde regroupe 30% des fintechs asiatiques. La civilisation qui a théorisé le chiffre « zéro » avec Brahmagupta (notion d’une soustraction d’un nombre par lui-même et notation de la sunya, le vide représenté par un cercle) a une culture de mathématiciens.

Les fintechs Paytm, Flipkart, Snapdeal sont des noms à retenir.

Dans 15 ans, l’Inde sera le 1er marché mondial de l’e-commerce (« L’Inde entame sa révolution des paiements électroniques », Les Echos, 9 mai 2017. Le nombre d’utilisateurs de smartphones pourrait doubler d’ici 2020 (plus de 600m), ceux ayant un accès à Internet vont quadrupler (400 m), comme le nombre d’indiens payant de manière digitale (200 m en 2020).

Croissance : 7,6% en 2015-16 et une moyenne de 6,8% depuis 4 ans. Le revenu par habitant a augmenté de 7% par an depuis le début des années 1990.

La croissance est portée par le dynamisme de la consommation intérieure (hausse des salaires du secteur public).

Le Premier Ministre, Narendra Modi, est une figure centrale de l’Inde moderne. Il veut une Inde rayonnante et forte. C’est un PM fort, qui a mené une campagne numérique (23m de followers, pas d’interviews). PM numérique dans Digital India. Il a brisé le rôle de la dynastie Gandhi mais reste peu à l’aise en anglais. Leader digital, adepte des meetings en hologramme, il parle à la radio chaque dimanche (pour toucher les 800 m de ruraux). Il a  comme objectifs de hausser la production industrielle, de s’adresser aux citoyens pauvres, de bâtir des smart cities : sécurité, emploi, pollution. Sa popularité dans l’opinion est de 80%.

Sa priorité est la croissance, « le nectar du développement » dit-il, pour dépasser les tensions dans une société divisée et consolider les classes moyennes. Il procède des basses castes, incarne l’adossement à un passé mythifié et soutient les thèses hindouistes du BJP (hindutva), qui a remporté un nouveau succès en Uttar Pradesh.

Son modèle économique s’appuie sur l’Etat et les classes moyennes. C’est le Make in India (septembre 2014). Il veut diversifier l’économie indienne avec l’objectif d’une usine du monde pour les NTIC.

L’objectif fixé pour 2030 est de faire de l’Inde la 3ème puissance mondiale, en s’inspirant à la fois de la Chine (son rival stratégique) et du Japon (son allié économique).

Le développement est fondé sur l’industrie (publique et privée), l’énergie (charbon, solaire, nucléaire), les NTIC, les infrastructures et les services pour les 800 millions de ruraux. Il entend répliquer le modèle du Gujarat (ENR solaire, charbon et nucléaire) qu’il dirigea.

Il a lancé une réforme monétaire risquée au risque du chaos suscité par la démonétisation des billets de 500 et 100 Roupies (1€= 70 Roupies) pour réduire les activités informelles et augmenter les recettes de l’État – sept Indiens sur 100 paient l’impôt – et lui donner les moyens d’améliorer l’état des infrastructures qui est l’un des freins à l’industrialisation. Le Japon financera la construction de la première ligne ferroviaire à grande vitesse du pays, entre Mumbai et Ahmedabad (508 km, 300 kmh, ouverture en 2023).

Les autres réformes – loi sur les faillites, mise en place de la taxe sur la valeur ajoutée – sont destinées à promouvoir l’industrialisation.

Les chemins de fer indiens conditionnent le développement économique du pays. La modernisation de leur infrastructure est une nécessité pour accompagner la croissance. La création d’une Rail Development Authority devrait permettre d’entreprendre les réformes tant attendues du public comme des entreprises.

Les autres fondements de l’économie indienne sont :

les remises des diasporas du Golfe (3,5 millions), de Malaisie (2m), et d’Amérique du nord (2,2 aux USA, 1m au Canada) : environ 75 mds$/an pour 13 millions de membres des diasporas (Persons of Indian Origin et Non-Resident Indians) (soit plus que la Chine : 65).

Les IDE entrants : 45 mds$ en 2015-16, 19,1 sur 6 mois (2016-17). Le stock des IDE pèse 300 mds$, soit 14% du PNB.

Ces afflux sont liés aux évolutions réglementaires visant à l’attractivité dans le cadre de l’initiative Make in India et de nouvelles mesure de libéralisation dans 9 secteurs dont aéronautique, défense, pharmaceutique, agroalimentaire, commerce de détail, NTIC, automobile, chimie et services financiers et assurances. Les émetteurs des IDE sont : Singapour (34%), l’île Maurice (20%), les USA, les Pays Bas et le Japon. Ils se dirigent vers l’industrie. La moitié vers le Maharashtra (Mumbai).

Les goulets d’étranglement sont la formation professionnelle, les infrastructures, les droits de propriété foncière et la réglementation du travail.

Enfin, l’Inde est un pays moins intégré au système international, donc plus protégé (sauf restrictions de mobilité de main d’oeuvre aux USA).

L’Observatoire mondial des investissements industriels (Trendeo, 23 mars 2017) a recensé 3600 projets industriels dans le monde en 2016 pour un montant de 2270 mds$, soit 12% de l’investissement mondial (Banque Mondiale), sur des critères d’intérêt technique, d’emploi et de montants investis.

L’Asie est la grande gagnante de la compétition pour les nouvelles usines avec 50,4% du total des 3600 projets recensés en 2016 et 44% des montants investis.

Avec la Chine, le sous-continent indien est la zone au monde où l’industrie se développe le plus vite grâce aux projets lancés par les conglomérats et aux groupes énergétiques locaux : Tata, Adani, Vedanta, Indian Oil, etc.

TRENDEO Les flux croisés se réalisent d’abord entre six pays: Etats-Unis, Chine, Inde, Allemagne, Japon et Royaume-Uni.

 

ASIE DU SUD-EST : dynamisme interne, investissements concurrentiels (Chine Japon, Corée, USA, UE), ASEAN

L’Asie du sud-Est regroupe 628 millions d’habitants et en comptera 839 en 2050, soit 8,5% de la population mondiale aujourd’hui et demain. Ce dynamisme démographique est un atout. Le revenu régional brut, exprimé en parité de pouvoir d’achat, est d’environ 10700 US$, soit 70% de la moyenne mondiale, ce qui indique les trajectoires de développement à suivre ; la région connaît de forts écarts entre Etats, de 1 à 26 en termes de revenu. La cité-Etat de Singapour et la rente pétrolière de Brunei expliquent ce contraste qui est le plus important en comparaison mondiale.

Les onze Etats de ce vaste ensemble sont très divers en taille et en influence. La région compte 620 millions d’habitants (et en comptera 800 en 2050 dont 310 en Indonésie, 150 aux Philippines et 92 au Viet Nam). A partir des années 1960-80, la région s’est transformée (Singapour, Malaisie, Indonésie, Thaïlande, puis plus tard Philippines, Viet Nam, Cambodge) sur la base de processus fondamentaux : la consolidation de l’Etat, des transformations agraires et agricoles profondes, un élargissement du contrôle territorial, une ouverture au marché mondial associée à une industrialisation, une réduction de la pauvreté, une accélération de l’urbanisation. Mais les disparités entre régions, entre villes et campagnes, entre centres et périphéries, entre les onze Etats, restent importantes.  L’expansion agricole (palmiers à huile et caféiers) se poursuit ; l’exportation des matières premières, agricoles, forestières et minières dépend de la croissance de l’économie mondiale.

La région participe du mouvement général d’émergence économique caractéristique de l’Asie en développement (un PIB total de 2643 Mds$ en 2014, et des échanges équivalents, 2637 Mds$, dont 977 pour Singapour) pour 4250$ courants de PIB/habitant). Elle bénéficie d’importants investissements d’Asie orientale (Japon, Chine) et extérieurs (Etats-Unis, Europe, Australie)[1]. L’ASEAN c’est près de 30% du PIB chinois et 122% de celui de l’Inde. La trajectoire économique, fondée depuis 40 ans, sur les débouchés offerts à leurs exportateurs par la demande occidentale et les flux financiers des pays développés pour leur développement économique, est en train de changer en profondeur en devenant plus autonome. L’accord de libre-échange entre l’Union européenne et Singapour signé en décembre 2012 servira de référence pour les autres pays de la région. Et les échanges internes et les investissements croisés sont en hausse (depuis la Thaïlande vers le Viet Nam et le Cambodge).

 

La croissance économique est un double atout, pour le développement interne et l’affirmation géopolitique régionale. L’intégration dans l’ASEAN est une force. Le Scoreboard “Moving beyond 2015” s’interroge: faut-il aller vers une union douanière et la libre circulation de la main d’oeuvre et des capitaux?  Le bilan établi par le secrétariat de l’ASEAN montre des avancées sur tarifs (0% pour les 6 pays avancés ; 5% maximum pour le groupe CLMV) mais la part des échanges bloquée à moins de 25% du commerce des pays membres ; la libéralisation est limitée à 5 secteurs et réduite ; la connectivité régionale et subrégionale est encore faible. On note un décalage entre l’économie et les institutions. Mais les institutions régionales offrent des moyens de financement de projets intégrateurs. Il reste à voir comment la BAII articulera ses financements avec ceux engagés par la BAD (siège à Manille, avec une forte influence japonaise) et la Banque mondiale (Washington).

(source : Michel Foucher et Dararith Kim-Yeat, Atlas du Cambodge en Asie et dans le monde, Phnom Penh, Institut parlementaire du Cambodge, mai 2017, version trilingue)

Risques économiques régionaux

  • Liés aux tentations protectionnistes de l’administration américaine.

En partie diluées lors de la première rencontre entre les deux présidents : « bonne volonté et amitié”, selon un tweet présidentiel. Pas d’accord général en vue mais des progrès minimes (achat de boeuf, ouverture aux capitaux US dans l’assurance.

Fin de la rhétorique du Trésor américain sur la manipulation du Renminbi.

  • Reprise du TPP ? Le Japon entend relancer un TPP (Partenariat trans-pacifique), revisé, sans les Etats-Unis ni la Chine mais avec l’Australie
  • Compétition accrue dans les NTIC entre l’Inde et la Chine.

 

GEOPOLITIQUE : des risques maîtrisés, sauf en Corée du Nord

Invitation de Xi à Trump (avril 2017) à visiter la Chine (après Nixon chez Mao en 1972)

Le pont de l‘amitié de Dandong, « ligne de vie » de la Corée du nord (70% du commerce avec la Chine)

Etats-Unis et Chine : vers un deal ?

Péninsule coréenne : Que la Chine s’engage plus, telle est la position de la Maison Blanche. “China is very much the economic lifeline to North Korea,” he tweeted. “So while nothing is easy, if they want to solve the N Korean problem, they will.”

Pékin agira en échange d’une garantie sur l’accès au marché US, si les USA ont un ton moins agressif et démontent leur système Thaad anti-missile.

Le Japon en profite pour s’affirmer au plan militaire.

Les deux faces de la Chine : elle s’affirme avec un 2ème porte-avion et développe son projet de nouvelles routes de la soie, dit OBOR (One Belt, One Road, ou Yidai Yilu) (source : Michel Foucher, L’Euro-Asie selon Pékin, in Politique Etrangère, mars 2017)

Photo du 26 avril 2017: inauguration à Dalian du premier porte-avions 100% chinois, le Type 001A, opérationnel en 2020, de 50000 t. Un 3ème est en construction à Shanghai (source INYT)

Inde et Chine : le commerce progresse et les tensions stratégiques demeurent.

 

Inde et Pakistan : ni commerce ni apaisement

Inde et USA : crainte d’une politique migratoire restrictive à l’égard des ingénieurs indiens de la Silicon Valley et d’un accès plus difficile au marché américain pour les NTIC. Les indiens sont les plus nombreux des spécialistes étrangers travaillant aux Etats-Unis, en lien avec les sociétés indiennes présentes sur le marché américain (Infosys, Wipro, Tech Mahindra).

Conclusion générale

Les tensions géopolitiques demeurent dans une partie du monde qui n’a pas de structure de sécurité collective.

Mais la haute croissance généralisée continue de calme le jeu, tant à l’intérieur que dans les relations entre Etats dont les économies sont de plus en plus interdépendantes.

Pour aller plus loin

Atlas Géopolitique du Cambodge

En Asie et dans le Monde

Asies Nouvelles, Michel Foucher Bellin,

 

 

[1] FDI : 488 Mds$ + Singapour 837 entrants et 497 sortants en 2013.

 

Lire la lettre Jacques Coeur n°15 : L'Asie en 2017