Lettre Jacques Cœur n°23

Lettre Jacques Cœur n°23

Présentation de Jean JOUZEL

 

Le constat du GIEC

 

Le réchauffement climatique est une réalité scientifiquement constatée. Il est sans équivoque, c’est une
certitude. Ce n’est pas une surprise car les activités humaines ont modifié la composition de l’atmosphère (+40% de
CO², supérieur au doublement du méthane, +20% de protoxyde d’azote ; tous à effet de serre). Si l’effet de serre
augmente, le chauffage également (+ 1% sur 200 ans) et donc les températures.

 

Où investir ?

 

A l’échelle planétaire, dans l’efficacité énergétique (soit 6 à 700 Mds$ par an).
Il convient également de désinvestir dans le secteur fossile, qui reçoit encore trop de subventions. Une taxe carbone agréée internationalement permettrait de piéger le carbone (biomasse et stockage (CCS : Carbone Capture and Storage). Le nucléaire restera même si son coût augmente et qu’il faut investir l’essentiel au début. Les renouvelables verront leur part augmenter, et c’est un investissement progressif.

 

 

Changement climatique : risques financiers et opportunités d’investissements

 

L’étude de l’Institut européen Bruegel sur les risques financiers et les opportunités en période de changement climatique6 considère les risques climatiques comme des déséquilibres économiques pouvant conduire à des crises financières. Les superviseurs financiers et les responsables de la gestion des risques n’ont pas encore pris la mesure de la dimension écologique. L’investissement dans les combustibles fossiles restent importants (1061 Mds€, voir table 1). L’UE devrait imaginer et mettre en oeuvre des standards et encourager la finance verte, pour des investissements de long terme. Il suggère la création d’un Plan européen de marché vert des capitaux.